M3 est important : c’est l’agrégat représentatif de la masse monétaire dans le cadre de l’Eurosystème. La masse monétaire comprend les actifs liquides qui sont susceptibles d’être convertis en monnaie sans risque sensible en capital et qui représentent donc des moyens de paiement, effectifs ou potentiels, sans effet de plus-value ou de moins-value.

 

C’est un indicateur de référence suivi par la BCE dans le cadre de la politique monétaire unique.

 

 

Les agrégats monétaires s’inscrivent dans un continuum d’actifs ordonnés suivant un critère de liquidité : actifs monétaires (eux-mêmes de M1 à M3), financiers (les placements au-delà de M3), réels (leur acquisition correspond à l’acte d’investissement, la définition de l’investissement et de la FBCF], ou immatériels.

 

 

Remarque : liqiuidité rendement et risque, la relation de Tobin et Markowitz

 

Les épargnants, lorsqu’ils placent leurs capitaux sous forme d’achats de titres poursuivent plusieurs objectifs. Ils recherchent :

  • Une rentabilité financière maximale, en termes de revenus (dividendes et intérêts réels versés) et en termes de plus-value.
  • Une forte liquidité (liquidation, revente, aisée sur le marché en cas de besoin)
  • Une sécurité maximale (garanties solides sur la solvabilité des débiteurs et faible incertitude quant à la variation du taux de rentabilité).

 

Ces trois objectifs sont incompatibles. Depuis l’analyse en termes de choix de portefeuille de Markowitz (1959), on sait qu’il existe une relation entre rendement et risque.

  • Si on met en relation le rendement d’un actif (espérance mathématique du taux de rentabilité) et le risque attaché à cet actif (variance ou l’écart type du taux de rentabilité), on obtient que plus le risque est élevé, plus la rentabilité exigée par le créancier est forte ; les actifs se présentent alors ordonnés suivant le degré de liquidité.
  • La plupart des acquéreurs de titres ayant une aversion pour le risque, ils cherchent à se protéger en diversifiant leurs placements de façon à limiter le risque. Encore faut-il opérer une diversification judicieuse… La diversification des portefeuilles permet une réduction du risque dans la mesure où les fluctuations des rentabilités des actifs qui composent le portefeuille n’évoluent pas toutes dans le même sens (le degré de dépendance entre l’évolution des rentabilités des actifs se mesure par la covariance ou le coefficient de corrélation des titres).

 

Face à la masse d’informations à traiter et à la complexité du traitement pour un agent non spécialisé, l’achat de parts d’OPCVM peut constituer une réponse pour disposer d’un portefeuille judicieusement diversifié et identifié en termes de choix rendement – risque.